11/02/2009

Back to work…

L’un des moments que je craignais le plus, le retour au travail. Ce n’est pas le manque de motivation, mais la crainte de retourner dans le service où on m’a fait beaucoup de misère. Ce n’était pas sans raison que je suis partie aux US, c’était pour me préserver de la dépression qui faisait déjà ravage dans le service.

Rien que l’idée d’y retourner me donnait mal au ventre pendant mon séjour de l’autre côté de l’Atlantique. Pourquoi ne pas démissionner ? C’était ce que me suggérait fortement le service à coups de harcèlements… Mais, j’estime que j’ai encore beaucoup à donner à cette Grande Maison qui m’a embauchée, m’a donné une chance et m’a formée. Pendant plus de six ans, j’ai appris, j’ai formé, j’ai piloté et j’ai interagit avec beaucoup d’interlocuteurs… J’ai fait l’erreur de muter dans un service pourri mais je rêvais secrètement que je pouvais retourner là où je venais… il y a déjà 4 ans et demi maintenant.

C’est fait ! Réseau de relations ? Concours de circonstances ? Peu importe, je dirais plutôt sauvetage d’une rescapée. On dirait vraiment un rêve, beaucoup de mes anciens collègues sont à nouveau autour de moi. Bien sûr, j’ai 3 ans de retard… des jeunes que j’ai formés, pilotés sont au-dessus de moi… je suis heureuse pour eux et pour moi !

Quant au boulot, je confirme ce que m’a dit une expat chirurgienne, le jargon, les connaissances et les gestes techniques reviennent très vite. « C’est comme si on n’était pas parti !» J’ai eu du mal à la croire, mais c’est vrai ! si ça peut rassurer celles qui ont dû sacrifier leur carrière momentanément.

Le plus difficile est de reprendre le transport en commun. Le « voyageur sur la voie » est très courant, ça nous retarde de plus de 30 min à chaque fois! Les gens sont fatigués, agressifs à force de s’entasser, de courir… Vive la vie parisienne ! Fini les Friendly Pittsburghees. Je vais m'efforcer de ne pas devenir tarée !

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